Cat's Eyes

Cats Eyes-Philippe-Mazzoni 

RACHEL ZEFFIRA

Cat’s Eyes, c’est l’orchestral qui rencontre les synthés et les guitares. C’est mon univers qui se marie avec celui de Faris. Les deux touchent le coeur. Nous venons de backgrounds musicaux très différents. C’est par ailleurs ce qui nous permet de ne pas avoir à faire de compromis. Et si jamais c’est difficile pour l’un de nous deux, c’est difficile pour l’autre… cela marche de la même façon pour la facilité. Nous n’aimons les formules toute faites ou les règles, nous nous ennuyons très vite. Tout doit être passionnant.

FARIS BADWAN

Si nous avons appelé notre second album Treasure House, c’est pour rendre hommage à un lieu magique qui décrit notre monde. Un de nos endroits secrets. Nous sommes comme des enfants, imprévisibles, nous ne savons jamais ce que nous allons faire. Où est le plaisir si nous connaissons tout ce qui va se passer ? Notre rencontre était inattendue et spontanée, notre relation et notre musique doivent l’être aussi. 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Petite Noir

Petite Noir-Philippe-Mazzoni-1

 

Le Noirwave, c’est un état d’esprit, un mix entre la new wave et la musique africaine qui convoque également l’image et la mode. Ma devise : libérez vos esprits. Il faut absolument savoir ouvrir son mental et ne pas s’encombrer de tabous. Ca a l’air évident, comme ça, mais il n’y a pas grand chose de plus difficile. C’est l’une des raisons pour lesquelles je fais de la musique : donner envie aux gens de s’aimer les uns les autres en écoutant des chansons qui peuvent les rassembler.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Bosco Rogers

Bosco Rogers-Philippe-Mazzoni 

LE ROCK'N'ROLL

Del : C'est la liberté musicale. Oublier ce qui a été fait avant. Un peu comme le surf, le krautock et le punk, mais sans les clichés et les uniformes qui vont avec.

PREMIÈRE FOIS MUSICALE

Del : Oui, c'était au piano, chez ma tante, j'ai joué la mélodie vocale de Baggie Trousers de Madness. J'avais 7 ans.

Barth : j'ai joué mon premier accord, un D, dans la cuisine de mes parents. C'était le printemps et j'avais onze ans. 

PREMIERE RENCONTRE

Un moment de pure beauté, nous nous sommes sentis comme des frères nés de mères différentes. 

POP AMBITION

Nous voulions que nos petites chansons sonnent davantage comme un jus d'ananas pressé qu'un sirop de pastèque chaud. Qu'elle soient courtes, efficaces et dotées d'un coeur.

UNE DEVISE

Je fais tout une fois, et deux si j'aime ça.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Brisa Roche

Brisa Roche-Philippe-Mazzoni

LA NOSTALGIE ET LE FUTUR.

Il y a de la nostalgie dans ce que je raconte dans ma musique, mais aussi un dsir d'explorer un son à la fois accessible et imposant, qui joue sur plusieurs couches de production sans mettre de côté mes objectifs : l'émotion et la lumière. je parle souvent de moi, de mes rêves, de mes correspondances, mais parfois, j'imagine aussi une scène, ou je m'inspire d'images souvent utilisées dans le hip-hop, le R'n'B ou la country. C'est drôle de s'en servir hors contexte!

INVISIBLE.

Le nom de mon album vient u fait que j'ai enregistré toute mes voix seule, dans mon home studio, sans contacte avec qui que ce soir. Pas d'influence, pas de jugement extérieur. Cela reste difficile d'être une femme dans l'industrie de la musique. Mais j'ai eu la chance d'avoir, avec le temps, noué des relations avec des personnes sur qui je peux compter et qui respectent mes convictions... Comme Marc Collin. C'est un génie. Il sait réunir les gens, les projets, les sonorités. 

MA DEFINITION DU BONHEUR.

L'intensité, l'improvisation, le travail, un premier baiser.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Claude Violante

Claude Violente-Philippe-Mazzoni

Premier coup de foudre musical?

Je pense pouvoir dire sans trop prendre de risques que c’était les Beatles que j’écoutais en CD sur mon walkman ou en vinyle en boucle du matin au soir!

Premier concert? 

Si j’essaye de remonter le plus loin possible, je me rappelle avoir été voir Starmania, comme j’étais fan, c’était évidemment un super souvenir.

Premier instrument?

J’ai fait quelques années de piano sans jamais être très douée mais avec beaucoup de passion, et c’est déjà pas mal…

Première émotion scénique?

Je ne sais pas si c’est en tant que spectatrice ou comme performance mais comme auditeur je pense que j’ai beaucoup aimé voir Joanna Newsom, ce n’était pas ma première émotion mais un bon souvenir. Quant à moi, j’ai beaucoup aimé joué aux Bains l’année dernière, il y avait vraiment une bonne énergie globale.

Première chanson écrite?

Comme tout le monde, j'ai écrit ma première chanson à la guitare folk pendant une soirée de désespoir adolescent.

Premier album à venir?

Avec un spectre assez large en terme d’influences, j’imagine que je serai vraiment soulagée une fois qu’il pourraêtre entendu, qu’il sera sorti de son nid et je suis sûre qu’il s’envolera de manière majestueuse, comme un bel albatros ! Plus sérieusement j’y travaille depuis un certain temps et avec beaucoup de passion, j’espère qu’il sera à la hauteur de mes attentes et que je pourrais le réécouter dans quelques années avec fierté.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Las Aves

Las Aves-Philippe-Mazzoni 2

JULES

Pourquoi ce choix de nom, Las Aves?

Nous aimions le fait que le nom n'aiguille vers aucun style de musique en particulier. Nous voulions quelque chose d'étrange, qui soit un peu hors du temps...

Comment avez-vous l'idée de cette renaissance inattendue ? Y pensiez-vous depuis longtemps?

En fait, l'évolution musicale n'était à aucun moment préméditée, ou même consciente. C'était la finalité d'un très long processus, tant humain, psychologique que musical. Le rock était notre moyen d'expression depuis notre adolescence. Nous faisions du skate, et nous nous exprimions avec ce que nous avions sous la main: deux guitares, une basse, une batterie et de la sueur. Mais même durant cette époque, nous étions autant influencé par The Clash que Portishead, autant par Siouxie and The Banshees que M.I.A. Mais ces influences se retrouvaient diluées dans une énergie punk et une écriture définitivement rock. A l'époque de The Dodoz, nous enregistrions nos albums en live sur bandes analogiques, tous ensemble dans une même pièce, le plus souvent en une prise. C'est quelque chose qui nous tenait à coeur, qui était cohérent avec notre façon d'envisager la musique.

Mais nous étions très jeunes, nous avions tout appris par le rock et les guitares. Je pense que nous n'aurions même pas su allumer un synthé, ou sortir un seul son d'une boîte à rythmes. En grandissant, nous nous sommes beaucoup plus intéressés à la production. Nous voulions comprendre comment ces morceaux trip-hop ou hip-hop s'étaient construis, d'où venaient ces sons.

Après une tournée géniale mais éreintante en Europe de l'Est avec The Dodoz, nous sommes tous rentrés à Toulouse, épuisés. Nous avons senti le besoin de faire une pause, de prendre du recul sur la musique. Nous sentions une certaine routine pointer le bout de son nez, et c'est exactement ce que nous avons toujours essayé d'éviter. Certains d'entre nous se sont réfugiés dans la boxe, d'autres la mécanique. Vincent et moi étions DJ résidents dans un club à Toulouse, où il fallait faire danser les gens tous les soirs. On a découvert la trap, la Bass Music. Ca nous a ouvert à tout un pan de la musique que nous avions un peu ignoré.


Puis nous sommes tous revenus dans un petit home studio, petit à petit. Pour jouer ensemble, expérimenter un maximum. Il n'était en aucun cas question d'un album, nous voulionsjuste faire de la musique, se laisser surprendre. La configuration du lieu était telle qu'on ne pouvait pas enregistrer à 4 en live, ce qui pour nous était absolument nouveau. C'était un peu comme se retrouver au volant d'un poids-lourd sur la file de gauche en Angleterre, avec des ronds point partout (rires). Nous avons tout appris sur le tas, comment enregistrer nous même, comment transformer des sons dans un ordinateur… Nous nous sommes alors retrouvés dans un amateurisme total, à jouer d'instruments qu'on avait jamais touché auparavant. Les accidents se multipliaient, et chaque erreur nous ouvrait d'autres possibilités, chaque limite nous donnait des idées. Comme des enfants dans un cockpit d'avion, c'était hyper grisant. Petit à petit, un nouveau son apparaissait. Plus hybride, moins codé. C'était très excitant de ne pas savoir du tout où on allait, quelle serait la finalité de tout ça. C'était comme une seconde adolescence, nous avons vu notre corps changer et nous étions à la fois exaltés et paniqués (rires).

Pourriez-vous nous expliquer vos choix esthétiques, l'importance du visuel dans votre musique?

Le visuel où plutôt l'image existe qu'on le veuille ou non depuis presque toujours, dans le sens ou même les bluesmen des années 30 avaient déjà une image. A partir du moment où la musique est incarnée, l'image rentre en jeu. Mais c'est vrai que nous sommes arrivés à un point aujourd'hui où les groupes travaillent d'abord l'image, ensuite la musique. C'est devenu commun et même nécessaire, alors que l'essence du truc reste et doit rester la musique. Nous avons un peu ce fantasme d'une ère où les visuels n'existeraient pas, et seule la musique parlerait pour elle même. Je pense que chaque artiste et son public seraient radicalement différents de ce qu'ils sont aujourd'hui, ce serait assez intéressant de voir ce que ça donnerait.

Mais d'un autre côté, cette abondance de visuels est hyper enrichissante pour les artistes, si la démarche reste personnelle et passionnée. Pour Las Aves, la musique est la priorité, mais nous aimons énormément développer l'aspect visuel. Nous avons des images assez précises qui nous viennent en tête pour illustrer les morceaux, et on attache beaucoup d'importance à travailler avec des gens que nous admirons. Pour les clips par exemple, nous travaillons quasiment exclusivement avec le réalisateur anglais Daniel Brereton. C'est quelqu'un qui vit vraiment pour son art, qui a des idées un peu différentes, et une énorme sensibilité.


Comment s'est déroulée la collaboration avec Dan Levy ?

Notre première rencontre, c'était à l'occasion d'un festival dans le sud de la France... autour de 2009, il me semble. Nous nous étions juste croisés, mais nous nous étions dit : "ce mec est un connard", et nous avons su après que lui avait pensé : "c'est des petits cons" (rires). Puis beaucoup de temps est passé, et nous lui avons envoyé 4 titres par mail en 2013. Il m'a appelé le lendemain pour me dire qu'il adorait. En 10 minutes au téléphone, il avait tout compris à ce qu'on essayait de faire. Il voyait même déjà comment nous amener plus loin... Nous enregistrions les morceaux façon DIY chez Nem (la chanteuse) ici à Paris, puis nous ramenions tout ça en Normandie chez Dan et c'était bouclé en 1 ou 2 jours... avec quelques débats enflammés au milieu!

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Steve Gunn

Steve Gunn-Philippe-Mazzoni-1a

10 ANS DE MUSIQUE

Après avoir passé autant d'année sur la route ou en studio, j’ai certainement beaucoup appris. Une chose importante à savoir faire lorsque vous êtes un musicien en tournée, c’est d'équilibrer votre quotidien alors que vous changez tous les jours de ville. En réalité, c’est un vrai challenge, et on peut souvent se faire piéger. Cela m’a pris beaucoup de temps pour comprendre comment économiser mon temps pendant les tournées. C’est une recherche sans fin, je suppose.

J'ai enfin pu vivre de ma musique très récemment. Quand je suis frustré, ou que je me plains de ma condition parfois pas très reluisante de musicien, je me souviens de l’époque où je devais aussi prendre un job à côté pour pouvoir m’accomplir.  Jusque là, je travaillais dans le milieu de l’art à New York, et je m’arrangeais toujours pour caser les concerts et les enregistrements. J’assistais l’artiste dans ses installations, organisais des expositions, et je conduisait un camion dans tout New York pour apporter leurs oeuvres à l’élite locale. J’ai eu la chance de pouvoir prendre autant de temps que je voulais pour me consacrer à ma musique, et d’avoir des amis artistes et musiciens qui me comprenaient. C’est assez perturbant de confectionner sa propre oeuvre tandis que l’on est au service d’une industrie comme celle d’un art contemporain qui se vend des millions dans le monde entier.

Bref, tous ces boulots m’ont permis d’évaluer la qualité du temps consacré à mon travail de musicien. Alors que je travaillais entre des tournées européennes et américaines, j’ai commencé à m’améliorer en tant que perforer, et plus de gens achetaient mes albums. J’ai donc eu plus d’opportunités de concerts tout en gagnant de l’expérience en studio. je suppose que cela a affecté, dans le bon sens, mon son. Je persiste à penser qu’il peut toujours s’améliorer, et j’essaye sans cesse de viser plus haut.

EYES ON THE LINES

 

Pour Eyes on the Lines, j’ai voulu rassembler, justement, toutes ces expériences passées - aussi bien du point de vue de la musique que des textes. Mes deux précédents albums ont, en quelque sorte, préparé le terrain. EJ’ai mis beaucoup de temps à comprendre ce que c’était d’enregistrer un album, et j’ai accepté les erreurs qui pouvaient en découler. Je voulais aussi que ce disque soit un peu plus puissant du point de vue sonique que mes autres disques, ce qui reflète aussi les progrès de mon groupe sur scène. Je me suis nourri de photos, de phrases jetées à la main sur un carnet, d’accords de guitare, des conversations entendues ici et là, des chansons passant à la radio…. C’était un peu comme si je créais un documentaire sonore à partir de toutes ces données. Et en studio, nous n’avons obéi à aucun plan défini. Car les meilleures idées viennent parfois en studio. 

Côté textes, je me suis davantage concentré sur l’environnement urbain plutôt que sur les beaux paysages pastoraux que j’explorais auparavant. Tout en poussant un peu plus le concept de l’abstraction. J’ai expérimenté l’écriture automatique et le compte rendu de poèmes, je me suis aussi essayé au double sens. Ainsi, l’auditeur peut interpréter les chansons comme il le souhaite.

  

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Jake Bugg

Jake Bugg-Philippe-Mazzoni

 

Dans ma famille, tout le monde aimait la musique sauf moi. Jusqu'à l'anniversaire de mes 12 ans. Mon oncle m'a offert une guitare et je ne l'ai jamais lâchée.

J'ai commencé à écrire des chansons très vite, à jouer dans les bals du lycée... Mes idoles : Van Morrison, Bob Dylan, Jimi Hendrix... Ce qui m'a révélé au grand public, c'est de faire les première parties de Noel Gallagher. Je lui en serai toujours reconnaissant. Je n'avais que 18 ans, mon premier album n'était pas sorti. Les frères Gallagher, ce sont des dieux vivants en Angleterre, même si Oasis n'existe plus. J'essaye de suivre leur exemple en essayant de ne pas trop trafiquer mon son, et d'en préserver l'authenticité.

En musique, il y a une seule règle à suivre : savoir se réinventer, retrouver ses origines, à Nottingham ou au Mississipi, sans perdre ce pour quoi les gens t'aiment.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Aymé

Ayme-Philippe-Mazzoni

Pourquoi et comment décide-t-on de se consacrer uniquement à la musique? 

Moi c'est un concours de circonstances. J'ai rencontré mon producteur Benjamin Salem, qui, par hasard, m'a fait chanter sur quelques pubs. J'avais le désir secret de faire un album mais je n'osais pas trop y penser, j'insinuais le truc doucement genre "ce serait trop cool que je fasse un album" puis on a fini par me le proposer. A partir de là, j'ai lâché mon activité dans le cinéma et c'est devenu ma priorité.

Quels sont les artistes qui vous ont donné envie de faire de la musique et, mieux encore, de monter sur scène?

J'ai toujours fait de la musique, mon père écoutait beaucoup de musique et faisais du piano... Assez mal ! Mais c'était quelque chose de très présent dans mon enfance. Je me souviens très bien de ma première émotion musicale : un vinyle de flûte de pan. Je me souviens m'être dit "c'est tellement beau". Je rentrais seul chez moi dès le CP et mes parents ne rentrait pas avant 20h, donc je passais mon temps à écouter des disques avec le son à fond. Quand c'était des lives, je mimais tout les instruments. Que des bons souvenirs ! Je crois que c'est tous les artistes de cette période qui m'ont formés. Il y avait Kate Bush, Peter Gabriel, Talk Talk mais aussi du Gainsbourg.

Quelle était l'ambition artistique de ce premier album? Aviez-vous une idée précise en tête?

A l'origine, je voulais faire un truc sur l'adolescence mais, très vite, c'est devenu quelque chose de beaucoup plus complexe. Avec d'un côté mes passions (ésotérisme) et convictions (politiques et scientifiques) d'adulte et de l'autre beaucoup de flashback de l'enfance ; et au milieu, ces sentiments adolescents de la rébellion, de la passion amoureuse, de la détresse. Cette espèce d'intensité permanente noyée dans le mal-être, et de laquelle on veut s'échapper à tout prix - quitte à rêver de pays imaginaires comme ceux de mes deux derniers clips.

Votre dernier coup de coeur artistique?

Julia Holter. Je suis tellement frappé par la liberté qu'elle s'octroie, que ce soit en terme de structure, de format des chansons et des thèmes abordés, tout ça avec une grâce incroyable. Sur le dernier album elle a vraiment travaillé avec des références pop, on entend les influences (ce que j'adore évidemment) mais elle fait ça avec tellement de personnalité. C'est très très fort.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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PJ Harvey / We Love Green 2016

PJ Harvey-Philippe-Mazzoni

 

Sublime. Juste sublime. Ce dimanche soir, après des sets déjà enchanteurs de Savages, James Blake et AIR, et des heures passées dans la gadoue (mais avec le sourire, la programmation étant au diapason), la reine Polly Jean a joué son nouvel album, The Hope Six Demolition Project, mais aussi des titres plus anciens, de "To Bring You My Love" à "The Glorious Land". Manches de chauve-souris, mini jupe en cuir noir, coiffure de prêtresse, voix d'une profondeur à donnerr des frissons, allure gracile mais présence d'un charisme quais foudroyant... Le tout accompagné par le fidèle John Parish à la guitare mais aussi deux batteries, un violon, des cuivres... Le public s'est incliné, littéralement conquis, devant le génie de PJ Harvey, décidément indétrônable. Gid Save Polly Jean !

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Remerciements à Carine Chevanche et à l'équipe de We Love Green

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Savages

Savages-Philippe-Mazzoni

AYSE HASSAN : Pour Silent Yourself, l’enregistrement captait avant tout l’énergie de nos lives. Le process a changé sur Adore Life. Nous sommes allées trois semaines à New York pour jouer, explorer toutes les possibilités de nos instruments, travailler encore et encore. Ecrire en studio, ce n’est pas tout à fait la même chose qu’improviser une chanson sur scène. Le son d’Adore Life est plus agressif, très pushy, nous voulions qu’il y ait plus de violence, plus de colère.

Nos deux albums ont été faits de façon très différente. Mais nous avons vécu deux années où nous avons changé en tant que musiciennes et personnes… il nous semble impossible de faire les mêmes disques.

JEHHNY BETH : C’est génial de changer. Quand je regarde ce que j’étais il y a deux ans, six mois ou encore la semaine dernière, je me dis à quel point j’étais stupide! En ne fut-ce qu’une journée, on peut découvrir des choses qui nous changent pour toujours. Adore Life parle précisément de cette évolution dont on est capable, à quel point nous pouvons changer, et à quel point la musique peut y contribuer. Des films, des livres, des personnes qui connaissent plus de choses que toi : tout ceci fait que la vie est si précieuse. Cela nous aide à grandir.

Adore Life parle aussi de notre expérience avec le public, son attention, sa fidélité, son amour à travers nos tournées dans le monde, nous a touchées, bouleversées.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Lola Marsh

Lola Marsh-1

  

YAEL COHEN & GIL LANDAU 

YAEL : J'ai déménagé à Tel Aviv pour y rencontrer de nouveaux musiciens et puiser de nouvelles inspirations. La ville est très petite, tout le monde se connaît dans le milieu de la musique, et c'est comme ça que j'ai rencontré Gil. Je l'avais sans doute croisé plusieurs fois avant de me retrouver à son anniversaire. A l'époque, j'étais un peu découragée, j'avais l'impression de ne pas réussir à m'accomplir musicalement. J'étudiais aussi la photographie et la mode, et je tournais en rond. 
Ce soir-là, des gens ont sorti leurs guitares et ont commencé à chanter. Je me suis joins à eux et Gil m'a ensuite dit  "Hey. J'aime beaucoup ta voix. Et si on faisait quelque chose ensemble?"
 
Au début de notre collaboration, c'était bizarre. Un peu comme un blind date où on se demande ce qu'on aime dans la vie, ce qu'on écoute, tout ça. Tous les deux, nous aimons les musique de films classique et de western. Si mes parents m'ont fait écouter des musique japonaises et indonésiennes, j'adore Elvis, Edith Piaf, Sufjan Stevens, Bon Iver... et Wes Anderson.
Et puis le jour où a décidé de s'asseoir et de travailler, ça a été magique. On a enregistré plein de démos, on a tourné à deux, en acoustique, un peu partout à Tel Aviv... Au bout d'un an, on a cherché de nouveaux musiciens.  Désormais, on joue avec Mati Gilad (basse), Rami Osservaser (guitares et claviers) et  Dekel Dvir (batterie). On forme une vraie famille! Pour notre nom, on a réfléchi plusieurs jours. On a pensé à "The Lost Pinguin", "One Night Zebra", "The Dreamers"… et puis Lola Marsh s'est imposé.
  

Notre but ultime ? Créer une véritable palette d'émotions. Des sons qui changent au fil des jours et des couleurs. Et toucher les gens. 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Andy Shauf

Andy Shauf-Philippe-Mazzoni 

 

Comment est né The Party?

J’ai enregistré The Party à Regina, Saskatchewan, au Canada, dans un studio baptisé Studio One. En gros, c’était moi, seul dans une pièce, partagé entre mon ordinateur portable, qui me servait à contrôler l’ordinateur de la salle de contrôle, et mes instruments.Le studio était isolé, très calme, et j’y ai passé des heures à essayer de trouver les sons qu’il fallait.

Quand avez-vous décidé de vous lancer dans la musique ?

Une fois le bac en poche, j’ai décidé de prendre une année sabbatique pour tenter ma chance dans la musique. Dix ans plus tard, je tente encore!

Quels artistes vont ont donné envie de l’être, vous aussi ?

Dans la ville où j’ai grandi, il y avait beaucoup de musiciens, de petits groupes, et c’est ce qui m’a fait réaliser que c’était possible d'écrire des chansons. Elliott Smith a aussi été un artiste extrêmement important pour moi. Son songwriting et sa musique m’ont démontré à quel point on pouvait faire beaucoup avec juste une voix et une guitare.

Si vous n’aviez pas été musicien…?

Bonne question ! J’étais bon en maths à l’école et j’ai toujours pensé que je serais comptable. Je ne me suis pas encore totalement décidé...

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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StarWalker

Starwalker-Philippe-Mazzoni-1


LA RENCONTRE

JEAN-BENOIT DUNCKEL: C'était dans un couloir, dans des coulisses d'un festival... Jamais je n'aurais imaginé à l'époque que nous ferions un album ensemble !

BARDI JOHANNSSON: Quelques années plus tard, un ami commun nous a organisé un café... durant lequel nous avons décidé de nous retrouver en studio et de voir ce que ça donnait. Au début, nous sommes juste partis d'une chanson, puis avons commencé une autre, puis encore une autre... La musique nous permet de projeter nos ressentis, nos émotions, mais aussi de nous redécouvrir nous-mêmes. Grâce à Starwalker, tous ces buts ont été atteints.

MAGIE POP

BJ: Nous avons travaillé à la fois le son et les paroles.Tout en faisant références à une multitude de genres musicaux, l'album respecte notre identité respective et, si nous nous sommes beaucoup amusés à le faire, on peut y entendre notre sensibilité.

JBD: Pendant l'enregistrement, nous avons eu des visions, parfois cosmique, parfois sous influence Disney. Il y a quelque chose d'enfantin dans ce disque, qui avait pour objectif de parler à la part d'innocence qui reste en chacun de nous. Notre pop ne devait pas être agressive, mais, au contraire, faire tripper.

LA PARFAITE CHANSON

BJ: Elle doit s'écouter en boucle, encore et encore.

JBD: Elle doit vous rendre plus sexy.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Flo Morrissey

Flo Morrissey-11

 

Votre premier amour musical ?
Bob Dylan - J’ai même chanté son morceau "Maggies Farm" avec des boots de cow-boy, à l’école, quand j’avais 7 ans.


Le premier disque que vous avez acheté ?
Je suis un peu embarrassée mais je dois admettre que c’était le single "Hit Me Baby One More Time" de Britney Spears! J’avais 5 ans, j’étais fan et j’avais même une poupée à l’effigie de Britney. 

Votre premier concert ?
Incroyable mais vrai : Morrissey, qui n’est ni mon oncle, ni mon père ! C’était à la Brixton Academy de Londres et c’était génial.


La première chanson que vous ayez écrite ?
Quelques semaines après voir commencé à apprendre la guitare, j’ai écrit ma première chanson, elle s’appelait "Hush My Children" et je l’ai postée sur Myspace.


Votre premier album ?
Mes chansons transmettent toujours un espoir inaltérable, malgré la tristesse qui peut les entourer, tous nous entourer. Si on veut, on peut faire des belles choses. C’est pour cela que mon album s’appelle Your Tomorrow can be Beautiful.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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