Peter Matthew Bauer

Peter Matterw Bauer-Philippe-Mazzoni 2

 

En février de l'année dernière, j'ai tenté une échappé en solitaire des Walkmen. Il s'agissait avant tout de faire un album dont le sujet différait de tout ce que l'on peut habituellement entendre dans le rock. Ce qui correspondait, essentiellement, à ce que j'ai en tête et dans le coeur.

Le titre de mon album, Liberation! résume tout ce qui s'y est déroulé. En solo, je me suis aussi donné la chance de pouvoir chanter. D'apprendre, en tout cas. J'aimerais recommencer à zéro, faire quelque chose que je pourrais poursuivre jusqu'à la fin de ma vie. Et ne pas finir ruiné et seul dans le caniveau! 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Sean Nicholas Savage

Sean Nicolas Savage-Philippe-Mazzoni

 

Mon premier coup de foudre musical ? Les cheveux de Kurt Cobain.

La première chanson que j’ai écrite s’appelait "Rotten", c'était une espèce de titre très british qui parlait d’une fille particulièrement méchante. Pour ce premier album, Bermuda Waterfall, je voulais m’exprimer du point de vue spirituel, en tout cas avec mes textes, et en accord avec mes amours, ma foi. Et ma souffrance. Du point de vue musical, il faut savoir s’écouter attentivement.

Nous sommes ce que nous mangeons, et je suis toujours à l’écoute de ma faim. Pour ce, j’ai stoppé le feu qui brûlait en moi et j’ai laissé ma confiance s’épanouir. J’attendais ça depuis longtemps.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Angus & Julia Stone

Angus  Julia Stone-Philippe-Mazzoni

 

DUO POUR DE BON. Nous n'avions jamais écrit ensemble pour nos albums précédents, et nous avions envie de tenter l’expérience. Nous avons bien fait, n’est-ce pas?

LA MUSIQUE. Nous sommes tombés amoureux du son de la guitare basse. C’était ce que nous entendions le soir, enfants, en nous endormant, lorsque le groupe de notre père répétait dans le garage. C’était un son si chaud... Etre entre éveil et sommeil et cette faible fréquence qui résonnait à travers les murs.

RICK RUBIN. Quand il rentrait dans la pièce où nous avions commencé à travailler, d’un seul coup, nous jouions et chantions avec plus d’intensité. C'est une chose difficile à exprimer, mais ce producteur possède quelque chose de magique ! Il est très détendu, et nous a laissé prendre notre temps - ce qui était nécessaire.

BONHEUR. Nous vivons dans une ville magnifique, nous voyageons avec des gens que nous aimons, nous chantons l’amour… Nous sommes aussi heureux qu'un être humain peut être! 

   

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Sharon Van Etten

Sharon Van Etten-Philippe-Mazzoni 2-1

Si j’étais...

Un animal : un poisson.
Un sentiment : l'étourdissement.
Une plante : du chèvrefeuille.
Un objet : une couverture.
Une saison : l’automne.
Une ville : Savannah.
Un personnage biblique : Noé.
Un instrument: la guitare sèche.
Un réalisateur : Agnes Vard.
Un auteur : Anais Nin.
Un poète: E.E. Cummings.
Une oeuvre d’art : Les Amants de René Magritte 
Un photographe : Vivian Maier.
Une couleur: violet.
Une autre chanteuse: PJ Harvey.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Juana Molina

Juana Molina-Philippe-Mazzoni-1

 

SOUVENIRS (BONS et MAUVAIS)

En 2004, après de longues années à être ignorée par le public local de Buenos Aires, il y a eu un concert au théâtre national de la ville. Habituée à des foules de 30 personnes, j’ai demandé au staff de la salle de mettre en place le grand rideau qui coupe la salle en deux pour que ça ne fasse pas vide – la capacité est de 800 personnes – mais il ne l’ont pas fait. Alors que j’attendais dans les loges, une amie a ouvert la fenêtre et vu une queue de deux pâtés de maisons. "Ha ha", lui ais-je répondu, "bien essayé"... Mais quand je suis arrivée sur scène, la salle était pleine à craquer. Fauteuils, strapontins, allées, rampes, escaliers. Un grand silence. 1200 personnes sont venues. J’étais en état de choc. Pour la première fois, j’ai senti que je touchais chacune des âmes. Mon ami Alejandro Ros faisait les lumières...ou les ombres devrais-je dire ! La pièce était quasi dans l’obscurité et c’était un pur bonheur.

Deux ans avant ça, il y a eu un concert dans un club de jazz. Je ne savais rien du son live... Je ne pouvais pas dire à l’ingénieur du son ce qui n’allait pas. La seule chose que je pouvais dire était que je ne pouvais pas jouer comme ça. Le soundcheck a duré une éternité et n’a rien arrangé. Il y avait quelques personnes en train de boire un verre. J’était complètement frustrée. Quelqu’un est venu et m’a dit que je devrais commencer à jouer. "Ne devrait-on pas attendre que ces gens partent pour que le public puisse rentrer ?" ai-je demandé pendant que je voyais des gens rentrer. Il m’a répondu: "ces gens-là SONT le public". Quoi?! J’ai voulu m’évanouir, disparaître. J’étais comme s’ils m’avaient vu nue. Comme si un soupirant caché m’avait vu essayer plusieurs robes, différentes coiffures, me trouvant hideuse. Comment pouvez-vous ensuite prétendre être la fille la plus cool du monde ?

Le concert fut terrible, personne n’ouvrit la bouche (rappelez-vous que j’étais une comédienne célèbre). À la fin, n’y tenant plus, j’ai dit: "Je vais jouer cette chanson pour que vous puissiez partir" et j’ai mis "Sonamos" sur un lecteur de CD. Je me suis levée pour fuir dans les backstages... Mais il n’y avait pas de backstage.  Aucun endroit où aller. Juste un mur. Alors je m’y suis appuyée, face à lui, bras croisés, en attendant d’entendre le silence. Après ce qui m’a semblé une décade, quelqu’un touché l’épaule en me disant que tout le monde était parti. Il restait juste un couple, moitié horrifié, moitié inquiet. Il m’a demandé: "Juana, que s’est-il passé? On est venus pour passer un bon moment!". Des années plus tard, j’ai réalisé que le problème était simplement que le volume était trop fort...

LA MUSIQUE

Ce que j’aime le plus dans chaque album, c’est de le faire.. De déterminer d’en faire un et de commencer le processus. Après quelques jours, on arrête de “faire” et les choses arrivent, tout se passe tout seul. Il n'y a pas de pensée. On devient ce qu'il se passe. J’ai eu juste une règle sur cet album en particulier: éviter les chemins connus.

Les influences sont juste des ingrédients. Elles sont les outils inconscients avec lesquels vous travaillez. J’ai toujours évité et écarté ce qui me rappelle des choses déjà existantes. Je ne vois pas l’intérêt de (re)faire ce qui a déjà été fait avant.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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We Were Evergreen

We were Evergreen-Philippe-Mazzoni 2

 

FABIENNE, MICHAEL & WILLIAM

Michael :

J'ai rencontré Fabienne à un cours de théâtre. J'ai pensé qu'avant je n'aimais pas les filles aux cheveux courts, mais que 
ça lui allait bien. J'ai rencontré William la veille de notre premier concert ensemble; je crois
 que j'ai été impressionné par 
sa capacité à caler facilement des rythmes sur des chansons qu'il n'avait jamais entendues auparavant.


Fabienne :

J'ai trouvé Michael très drôle et sympathique, on s'est vite bien entendu, parmi
un groupe d'amis avec lesquels on faisait nos études. J'ai été assez intimidée, il avait plus d'expérience musicalement et techniquement.


William:

Je connaissais donc un peu Fabienne du conservatoire, et quand elle m’a demandé de jouer avec elle et Michael, j’ai aimé la simplicité et la naïveté avec laquelle elle se lançait dans cette aventure. C’est aussi ça que j’ai aimé chez Michael, cette façon simple et efficace d’écrire de bons morceaux pop sans se poser de questions.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Hamilton Leithauser

Hamilton-Leithauser-Philippe Mazzoni

BLACK HOURS. La première chanson de l'album, 5 AM, a vu le jour grâce à deux autres morceaux:  "The September of my Years" et "In The Wee Small Hours" de Frank Sinatra. Dans chacun de ces titres, il joue le rôle d'un personnage, un homme nostalgique, victime de hauts et de bas, qui se complaît dans son malheur. Une porte ouverte à tous les drames. Evidemment, personne ne peut croire que Sinatra ne va pas bien, car c'est une superstar interplanétaire. Il l'interprète de manière si intense que c'en est presque absurde, mais sans jamais être clownesque. Ces chansons sont incroyables, sa voix exceptionnelle, et on s'amuse tout du long, malgré leur aspect tragique. J'adore. Avec cet album solo, je voulais quelque chose d'à la fois sombre et de night-clubesque, si je puis dire.

ROCK'N'ROLL ORCHESTRAL. Après The Walkmen, je me suis retrouvé seul, avec ce désir irrépressible d'aller le plus loin possible du point de vue musical. Ce qui singifiait me décrocher du rock'n'roll... ou plutôt de celui que je jouais jusqu'ici. D'abord, j'ai du me tenir éloigné des batteries boom-boom-boom et des guitares brutes de décoffrage. J'ai commencé à composer autour des cordes. J'écoutais ces disques de Frank Sinatra, mais aussi Billie Holiday et Cole Porter, et j'ai réalisé que je pouvais totalement changer ma voix en changeant le line-up du groupe. Je m'imaginais un album très minimal, les deux premiers titres en témoignent, "5 AM" et "The Silent Orchestra", sauf que j'ai reçu un appel de Rostam Batmanglij, qui m'a demandé si je voulais qu'on écrive quelques chansons ensemble. Il ne vit pas loin il est passé et là, coup de foudre musical, et grande entente amicale. Il voulait partir sur du rock'n'roll, ce que je ne voulais surtout pas, puis, après quelques clash, nous nous y sommes attelés. Le résultat, c'est "I Retired". Quelques semaines plus tard, nous avons repris notre dialogue, et avons écrit "Alexandra". C'était du rock, mais c'était amusant, enfin. J'étais si étonné... Ce disque m'a réconcilé avec le rock'n'roll, ce qui était vraiment loin d'être envisageable.

SOLO OR NOT SOLO. J'aim travailler avec d'autres personnes. Cela peut paraîte ironique de dire ça maintenant, alors que je viens de quitter mon groupe, mais c'est la vérité. Le problème avec The Walkmen, c'est que nous sommes tombés dans un mauvais schéma, où chacun avait endossé un rôle, et cela commençait à me sembler vraiment répétitif. J'adore ces mecs et j'espère bien retravailler avec eux un jour mais aujourd'hui, rencontrer de nouvelles têtes est tellement excitant! Surtout après voir vu les mêmes personnes pendant 15 ans. Je passe 90% de mon temps seul et, si je dois créer avec d'autres, il faut que ça en vaille réellement la peine. 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Beaty Heart

Beaty Heart-Philippe-Mazzoni-2

 

CHARLIE ROTBERG, JOSH MITCHELL & JAMES MORUZZI 

PREMIÈRE RENCONTRE.

CHARLIE: Nous nous connaissons tous depuis une éternité - nous étions à l'école ensemble. Dans la salle de classe, James me courait après avec une paire de baguettes de batterie, pour se moquer de lui.

PREMIÈRE CHANSON ENTENDUE.

JAMES: Le son du coeur battant de sa mère.

JOSH: Whitney Houston, elle était numéro 1 partout à ma naissance.

CHARLIE: Alanis Morrissette dans la voiture avec mes parents, je me souviens des paroles de "Chicken shit" et c'était d'une violence!

PREMIÈRE CHANSON ÉCRITE.

JOSH : Elle s'appelait "Sammy the Sealion", je ne m'en souviens pas très bien mais ça ne devait pas être terrible.

PREMIER AMOUR.

JAMES: J'adorais la fille moche des Sugababes. Mais en grandissant, j'ai réalisé qu'elle n'était pas si dingue que ça.

PREMIER ALBUM.

CHARLIE: Il marque la fin de trois années de gestation du groupe. Nous l'avons écrit durant un hiver qui ne semblait jamais finir, et c'est sans doute pourquoi cette musique convient parfaitement à l'été. 

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Sarh

Sarh-Philippe-Mazzoni-1

DJ PONE & JOSÉ FONTAO

Comment vous êtes-vous rencontrés - vous qui venez chacun de deux univers assez distincts ?  



DJ PONE: Nous nous croisions déjà en festival, nous nous retrouvions sur les mêmes plateaux avec Stuck et Birdy Nam Nam... Mais c'est en club, par l'intermédiaire d'un ami que nous avons réellement été présentés. 
Je cherchais à travailler avec un chanteur et  Jean Nippon m'a naturellement dirigé vers José qui se trouvait alors à l'autre bout de la pièce, dans les loges du Social Club. Nous avons discuté et, dès le lendemain, nous étions chez moi à écouter des instrus. 



D'où est venue l'idée de faire cet album ensemble?



José est reparti de chez moi avec l'instru de "Urquinaona" et de "Sailing With Lost Souls". Moins de 24 heurs après, il me renvoyait des maquettes avec ses voix, le résultat était magique, très libre, spontané,efficace.. Nous avons commencé à nous voir tout le temps, apprendre à travailler ensemble et à nous connaître aussi. Mais c'était sans cahier des charges, à l'instinct. Petit à petit, nous avons bossé les compos ensemble, ça allait assez vite et nous nous sommes retrouvés avec de quoi faire un album. C'est aussi simple que ça!



Quel était votre objectif commun du point de vue musical ?



Nous avons fait ces morceaux à des moments charnières de nos vies personnelles, nous traversions des phases difficiles et aussi très belles... Cette symétrie de nos vécus a teinté l'album de manière assez forte... Nous réalisions aussi quelque chose de différent de ce qu'on faisait chacun de notre côté. Pourtant, ce disque nous ressemble. C'était normal de le faire, un peu comme si nous suivions une thérapie de groupe à deux!



D'où vient le choix de ce nom, Sarh?



La ville de Sarh se trouve au Tchad. Le père de José y est né.
 Il y a de nombreuses matières rythmiques directement inspirées ou samplées de musiques africaines dans l'album, et, quand José a proposé Sarh, c'était évident. Il y a un truc aride et chaud dans ce disque. Nous voulons le défendre sur scène, emmener les gens dans une ambiance et qu'ils n'en ressortent qu'à la dernière note du concert... Nous repartons chacun de zéro, nous touchons un public différent et nous attendons avec impatience que notre album soit écouté.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Wye Oak

Wye Oak-Philippe-Mazzoni-1

 

JENNIFER WASNER & ANDY STACK 

JEN WASNER : L'ambivalence a toujours été le terreau de mon écriture, mais Shriek a été construit dans le but de traduire, aussi justement que possible, un état contemplatif. Le mien, et celui de mon entourage - nous avons la chance d'évoluer dans une scène musicale très inspirante, celle de Baltimore.

Ainsi, Shriek me semble plus mature et plus esthétique qu'à l'accoutumée. Peut-être parce que la plupart de ses chansons traitent de mon inlassable recherche de paix, de reconnaissance et d'amour de soi dans ce monde d'incertitudes et d'anxieté extrême. J'ai l'impression qu'elles ont réussi à m'apaiser... Leur existence même est un réconfort pour moi. 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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In The Valley Below

In The Valley Below-Philippe-Mazzoni

 

ANGELA GAIL & JEFFREY JACOB

COUP DE FOUDRE

ANGELA : Notre histoire d'amour a toujours rôdé dès le moment où nous avons commencé à écrire des chansons ensemble, nous étions si proches à ce moment-là. Le fait que j'ai une petite amie n'a rien changé, nous étions faits pour être ensemble. Sentimentalement et musicalement.
JEFFREY: Quand nous avons commencé l'album, nous venions de quitter nos partenaires respectifs, nous avions encore chacun un job, nous vivions à Los Angeles... C'était la lutte au quotidien, d'essayer de nous imposer pendant les concerts, de se faire un nom face à d'autres groupes locaux. Cela n'a pas été facile, et nous n'étions pas si sereins - cela doit s'entendre dans notre musique.

ENFANCE

ANGELA : J'étais très timide, mes parents m'ont inscrit à des cours de chant pour arranger ça. Et puis les choses se sont enchaînées, après mes études, je bossais comme serveuse et je chantais comme je pouvais... Aujourd'hui, je ne veux plus retourner bosser dans des restaurants, je veux absolument continuer dans la musique.
JEFFREY: J'ai commencé la guitare à l'âge de sept ans. Mais je n'ai pas autant lâché mon petit synthétiseur de supermarché que j'avais depuis tout petit.

LOS ANGELES

ANGELA : Je viens d'une petite ville, froide et neigeuse, et j'apprécie d'être sous le soleil de L.A. même si c'est pas si facile. C'est un endroit étrange où il ne fait pas forcément bon vivre, mais on y apprend beaucoup sur soi - et sur les autres aussi. Il y a comme un parfum de désespoir dans l'air. Ici, tout le monde essayer d'être quelqu'un de plus important qu'il est. Ce n'est pas très normal!

IN THE VALLEY BELOW

JEFFREY : Nous voulons amener des gens dans un endroit, un endroit à la fois beau physiquement et très émotionnel, et quoi de mieux qu'une vallée? C'est là où nous vivons, nous, et nous invitons tous ceux qui aiment notre musique.

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Elephant

Elephant 3-Philippe Mazzoni

 

AMELIA RIVAS & CHRISTIAN PINCHBECK

Comment réussissez-vous à parler de votre propre histoire?

Amelia: Nous ne nous sommes jamais vraiment assis et parlé de notre relation, ce qui n'allait pas ou comment et pourquoi nous éloignions l’un de l'autre - en quelque sorte, la musique nous a rapprochés. L’album m'a permis de dire exactement ce que je voulais lui dire (avec parfois trop d’honnêteté) et, plus important encore, il nous a permis de nous parler à nouveau après la rupture.

Christian: C’était pratique, quand on y pense... Parler de nous nous a vraiment aidé à surmonter notre séparation. Etrangement, le bon accueil réservé à Elephant a été extrêmement positif pour notre relation. Mais ce qui est dingue, c’est que nous n’avons jamais parlé ensemble de notre histoire d’amour. Tout le monde l'a fait pour nous. 

Vous souvenez-vous de votre premier grand amour musical?

Amelia: Julian Casablancas, il m’obsédait.

Christian: Bianca Casady de CocoRosie. Elle reste chère à mon coeur d’enfant. J’ai récemment lu qu’elle s’était fiancée, je ne sais pas de qui il s’agit mais cette personne va devoir faire attention, je l'ai à l'oeil! Je passe beaucoup de temps sur Internet à regarder des vidéos live de Bianca, et j’ai même réussi à convertir mon coloc Matthew au Casadyitus.

Amelia, pouvez-vous décrire Christian en une seule phrase?

Amelia: Un étranger talentueux qui m’a fait chanter.

Christian, pouvez-vous décrire Amelia en une seule phrase?

Christian: Poétique, pragmatique, éthérée, briseuse de coeurs.  

Votre premier album vient de sortir. Que ressentez-vous?

Amelia: Je me sens comme submergée. Nous avons travaillé si longtemps afin de terminer cet album, et ça, y est, il est sorti. Quel accomplissement, j’ai hâte de le partager!

Christian: J’ai l’impression de porter un poids en moins. Tout semble bizarre, angoissant. J’ai du prendre un Xanax pour dormir la nuit dernière. J’ai fait un cauchemar : je mixais notre second album - j’ai cru devenir fou en essayant de mixer Sky Swimming, j’ai du demander à notre producteur de le terminer ! J’espère que nos prochaines chansons ne parleront pas du terrible petit ami que j’ai été.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Champs

Champs-Philippe-Mazzoni

 

DAVID ET MICHAEL CHAMPION 

L'ÎLE DE WIGHT a certainement eu une influence sur notre musique. C'est un endroit très isolé et rural, où l'on est à l'écoute de la nature et du changement des saisons. Nous sommes surtout influencés par l'automne, le moment le plus créatif pour nous. Sur l'île il y a beaucoup de personnages intéressants et une histoire incroyable. Et nous sommes si isolés que nous n'avons même pas l'idée de rivaliser avec d'autres groupes ou essayer de nous intégrer dans une scène, ce qui offre une véritable possibilité de se concentrer sur son art. Nous avons enregistré l'album dans un château sur les terrains qui appartiennent à la reine Victoria. Cette atmosphère a joué un grand rôle dans notre musique... Nous sommes persuadés que la tour est hantée et il ya des sons qui sont apparus sur quelques pistes qu'aucun de nous ne peut expliquer!
 
FRÈRES. Nous avons grandi ensemble et nous avons commencé en même temps à gratouiller nos guitares respectives. Je ne me souviens pas de la première fois que nous avons joué ensemble... Nous devions être très jeunes. La première fois que nous avons fait un concert tous les deux, c'était  lors d'un festival sur l'île de Wight appelé Bestival, lorsque j'ai rejoint le groupe de Mike. C'était le grand saut !
 Nous avons évolué en écoutant la même musique et avons donc des goûts très similaires. Nous avons aussi la même vision artistique, les mêmes opinions pour le groupe. Nous écoutons toujours ce que l'autre a à dire et nous n'avons jamais eu de de clash sur la direction à prendre. Et pas de problème d'ego: nous voulons le meilleur l'un pour l'autre.
 
DOWN LIKE GOLD. Nous avons décidé de faire un album qui nous aimerions entendre... Quelque chose d'assez puissant et de subtil à la fois, qui ne se laisse pas triturer et perfectionner à l'infini. Il faut accepter l'état brut, le travailler sans le dénaturer, même si, tous les deux en studio, nous étions si épanouis que nous aurions très bien pu ne jamais en sortir.

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Eagulls

Eagulls-Philippe-Mazzoni

Nous nous sommes rencontrés à une fête. Un de nos amis a jeté un tiroir de cuisine plein de couteaux du toit. Heureusement, personne n'a été blessé ! Depuis que nous existons en tant que groupe, nous avons appris à gérer nous-mêmes nos concerts et notre vie de groupe, sans suivre le bon vouloir des autres. 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Angel Olsen

Angel Olsen-Philippe-Mazzoni-1

J'ai travaillé avec Bonnie Prince Billy pendant trois ans. Nous nous sommes si bien entendus que j'ai continué à chanter sur scène avec eux, et à participer à quelques projets tels que Wolfroy Goes To Town ou Now Heres My Plan. Bonnie Prince Billy est l'un de mes héros, même si j'en ai beaucoup... 

Je veux chanter depuis que je suis toute, toute petite, je n'ai jamais rien voulu faire d'autre. J'ai écouté beaucoup d'artistes et j'ai eu le temps d'accumuler les références ! Mon inspiration, je la trouve en moi, dans les livres que je lis, dans les expériences de mes amis, dans le regard d'un étranger. J'ai tendance à tout exagérer, à embellir ou dramatiser la vérité, et cela sert mes chansons, je crois.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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