Andy Shauf

Andy Shauf-Philippe-Mazzoni 

 

Comment est né The Party?

J’ai enregistré The Party à Regina, Saskatchewan, au Canada, dans un studio baptisé Studio One. En gros, c’était moi, seul dans une pièce, partagé entre mon ordinateur portable, qui me servait à contrôler l’ordinateur de la salle de contrôle, et mes instruments.Le studio était isolé, très calme, et j’y ai passé des heures à essayer de trouver les sons qu’il fallait. so it was just many hours of playing instruments and trying to get the right sounds.

Quand avez-vous décidé de vous lancer dans la musique ?

Une fois le bac en poche, j’ai décidé de prendre une année sabbatique pour tenter ma chance dans la musique. Dix ans plus tard, je tente encore!

Quels artistes vont ont donné envie de l’être, vous aussi ?

Dans la ville où j’ai grandi, il y avait beaucoup de musiciens, de petits groupes, et c’est ce qui m’a fait réaliser que c’était possible d'écrire des chansons. Elliott Smith a aussi été un artiste extrêmement important pour moi. Son songwriting et sa musique m’ont démontré à quel point on pouvait faire beaucoup avec juste une voix et une guitare.

Si vous n’aviez pas été musicien…?

Bonne question ! J’étais bon en maths à l’école et j’ai toujours pensé que je serais comptable. Je ne me suis pas encore totalement décidé...

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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StarWalker

Starwalker-Philippe-Mazzoni-1

LA RENCONTRE

JEAN-BENOIT DUNCKEL: C'était dans un couloir, dans des coulisses d'un festival... Jamais je n'aurais imaginé à l'époque que nous ferions un album ensemble !

BARDI JOHANNSSON: Quelques années plus tard, un ami commun nous a organisé un café... durant lequel nous avons décidé de nous retrouver en studio et de voir ce que ça donnait. Au début, nous sommes juste partis d'une chanson, puis avons commencé une autre, puis encore une autre... La musique nous permet de projeter nos ressentis, nos émotions, mais aussi de nous redécouvrir nous-mêmes. Grâce à Starwalker, tous ces buts ont été atteints. 

MAGIE POP

BJ: Nous avons travaillé à la fois le son et les paroles.Tout en faisant références à une multitude de genres musicaux, l'album respecte notre identité respective et, si nous nous sommes beaucoup amusés à le faire, on peut y entendre notre sensibilité.

JB: Pendant l'enregistrement, nous avons eu des visions, parfois cosmique, parfois sous influence Disney. Il y a quelque chose d'enfantin dans ce disque, qui avait pour objectif de parler à la part d'innocence qui reste en chacun de nous. Notre pop ne devait pas être agressive, mais, au contraire, faire tripper.

LA PARFAITE CHANSON

BJ: Elle doit s'écouter en boucle, encore et encore.

JB: Elle doit vous rendre plus sexy.

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Flo Morrissey

Flo Morrissey-11

 

Votre premier amour musical ?
Bob Dylan - J’ai même chanté son morceau "Maggies Farm" avec des boots de cow-boy, à l’école, quand j’avais 7 ans.


Le premier disque que vous avez acheté ?
Je suis un peu embarrassée mais je dois admettre que c’était le single "Hit Me Baby One More Time" de Britney Spears! J’avais 5 ans, j’étais fan et j’avais même une poupée à l’effigie de Britney. 

Votre premier concert ?
Incroyable mais vrai : Morrissey, qui n’est ni mon oncle, ni mon père ! C’était à la Brixton Academy de Londres et c’était génial.


La première chanson que vous ayez écrite ?
Quelques semaines après voir commencé à apprendre la guitare, j’ai écrit ma première chanson, elle s’appelait "Hush My Children" et je l’ai postée sur Myspace.


Votre premier album ?
Mes chansons transmettent toujours un espoir inaltérable, malgré la tristesse qui peut les entourer, tous nous entourer. Si on veut, on peut faire des belles choses. C’est pour cela que mon album s’appelle Your Tomorrow can be Beautiful.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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El Vy

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MATT BERNINGER & BRENT KNOPF

 

L'AMITIÉ

BRENT KNOPF : Matt et moi nous nous sommes rencontrés il y a 12 ans à Portland. Matt est sensible et drôle, mais c’est seulement plus tard que nous avons réussi à davantage nous connaître. D’autant plus du point de vue créatif. C’est avec Return to the Moon que nous sommes devenus vraiment très amis. Et c'est ce que nous racontons précisément dans ces chansons...

LE DUO

MATT BERNINGER : Brent et moi nous en parlions depuis 5 ans. Nous avons travaillé très lentement, car nous voulions prendre notre temps et nous étions aussi très occupés avec nos groupes respectifs (The National pour Matt, Menomena pour Brent, ndlr). Nous souhaitions partager des chansons, collaborer sans stress, travailler sur un morceau, revenir dessus de temps en temps. Pas de pression, pas d’attente. Les chansons ont pu venir très vite, d’autres pas du tout, certaines longues pauses ont été nécessaires. EL VY, c’est le fruit d’un travail organique. 

UN REGRET ?

MATT : Le dernier morceau, « Careless », est trop triste. Cher auditeur, il ne faut pas rester là dessus. Nous n’aurions jamais du la mettre en dernier! 

BRENT : Sinon, tout est parfait !

LEONARD COHEN 

MATT :  J’adore Leonard Cohen, passionnément, ce qui s’entend dans certains titres, notamment « Sleeping Light »: j’imaginais des personnages très Cohen, très séduisants. 

BRENT : Il fait partie de notre ADN musical depuis toujours. Nous ne pouvions pas ne pas l’inviter.

RETURN TO THE MOON

MATT : C’est un bon titre pour un film, un livre, un album... Cela fonctionne très bien car il interpelle beaucoup de choses : l’Amérique, l’histoire, la politique, la science-fiction, la poésie, le surréalisme, l’enfance et la naïveté. Quand nous étions petits, la lune paraissait inaccessible, et pleine de rêves… Nous avons essayé de l'atteindre, le temps d'un disque.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Twin Peaks

Twin Peaks-Philippe-Mazzoni-1

 

Nous nous sommes rencontrés dans les flammes de l'enfer, lors d'un session pour Cream en 1966, avant qu'ils nous dégagent du jour au lendemain. Quoi, c'est délirant? Mais le rock doit être bruyant et amusant. Rien à faire de la crédibilité.

Quant à David Lynch, nous lui faisons confiance pour reprendre sa série comme il se doit. À la perfection!  

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Pitchfork Festival 2015

Thom Yorke-Philippe-Mazzoni

 

Oui, Thom Yorke était en grande forme ce vendredi 30 octobre, à la Grande Halle de la Villette, accompagné de Nigel Godrich et Tarik Barri, pour nous interpréter son Tomorrow's Modern Boxes. Mais ce n'est pas le seul. Tout au long de cette cinquième édition - la plus conviviale à ce jour, malgré l'annulation de sainte Björk -, le festival Pitchfork nous a offert des prestations parfois inégales (Ariel Pink, par exemple, peu à sa place sur ce genre de scène XL) mais d'autres à la hauteur des attentes (Beach House, Kurt Vile, Godspeed You! Black Emperor, Spiritualized, Run the Jewels...). On a dansé, dodeliné de la tête, parfois été ému... Rendez-vous à l'automne 2016 !

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

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Natalie Prass

Natalie Prass-Philippe-Mazzoni 2

 

ENFANT. J’étais très jeune quant j’ai écrit ma première chanson, en primaire. Je faisais des concert pour mes proches, à la maison. Au collège, j'ai monté mon premier groupe de rock. J’ai commencé à jouer à Virginia Beach, partout où je pouvais, et j’ai su que c’est ce que je voulais faire de ma vie. Virginia Beach n’est pas très excitante: des touristes, l'océan et c’est tout. Rien de très musical.. J’étais la seule fille à jouer dans un groupe, sans réaliser à quel point je pouvais paraitre étrange au yeux de certains !

GRANDIR. Après le bac, je suis allée au Berkley College une année. Mais Boston, c'est très froid, très sombre... Hormis l’été, très très difficile, trop venteux et trop neigeux pour moi! Après, j’ai déménagé à Nashville. On ne s'y sent pas chez soi, ce n’est pas une belle ville, il y a du monde, elle est très moderne. Des grands artistes y sont allés, il y a Music Row, mais je suis revenue à Virginia Beach... Je voulais du sens, ne plus être dans une cité industrielle. Avoir une nouvelle expérience, tout en me sentant chez moi quelque part. Et tous les musiciens de mon groupe vivent ici!

RENCONTRE. Avec Matthew E. White, on s’est rencontré très jeunes, on a été dans le même groupe. Je portais un T-shirt Sid Vicious la première fois qu'on s'est vus, se rappelle-t-il, et moi je pensais que c’était un nerd jazzy. J’avais quelque chose comme 14 ans. Quand j’ai quitté le groupe, il m’a remplacée. On s’est retrouvés quand j’avais 25 ans. Je cherchais un producteur pour ce disque, mais personne ne comprenait mes influences à Nashville, ni ce que je recherchais. Beaucoup veulent être sûrs de gagner des sous, ce que je comprends… Or, Matthew a pris mes chansons très au sérieux, et il a totalement compris car lui aussi travaillait sur ce genre de musique... Mon disque l’a motivé d’autant plus à monter son propre label, Spacebomb. 

NATALIE PRASS. Je voudrais juste que les gens aiment le disque pour toujours. Pour mon premier album, j’avais beaucoup de chansons, qui parlent des différentes étapes d’une relation amoureuse - mais elles ne parlaient pas toutes de la même personne. Les relations amoureuses, c’est le thème que je préfère. C’est ce qui me touche... Au fil du temps, le disque est devenu un disque de rupture. Et la musique est thérapeutique, ce n’est pas une légende! Même si parfois, je ne sais plus quoi faire, ni quoi dire...  Écrire une chanson aide à mettre de l’ordre dans mes idées, savoir quoi penser. Il faut oser, surpasser ses peurs. 

MANTRA. Ma devise: ne jamais laisser tomber. Ecrire des chansons, les chanter, c’est à la fois difficile et étrange. C’est un autre monde, la musique, très concurrentiel. On sait qu’on ne sera jamais riche, ni jamais assez bon. Il faut prendre des risques.

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Stal

Stal-Philippe-Mazzoni

Ton premier coup de foudre musical? L'album () de Sigur Ros.

Ton premier instrument? La guitare ! Ma Gibson SG que j'utilise toujours d'aillleurs...

Ta première chanson écrite? "Smile Or Die" sur mon premier EP, We are Two.

Ton premier concert? Dwaze Zaken avec mon ancien groupe A Red Season Shade à Amsterdam, en 2004. 

Ta première déception musicale? Je n'ai jamais été déçu. J'ai beau chercher quelque chose, je ne vois pas. Il y a trop de magie dans cet univers !

Ta première victoire ? Avoir tourné en Europe en mode DIY avec A Red Season Shade.

Ton premier album, Young Hearts ? Épique, sincère et coloré.

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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We Are Match

We are Match-Philippe-Mazzoni

COLLECTIF. Ce n’est pas parce qu’on faisait de la musique que notre ego gonflait, car nous n’avions pas de famille qui pensait que nous pouvions en faire notre vie. Et le principe de notre collectif, c'est que personne n’est cantonné à un seul et unique rôle. We Are Match, c'est l’idée de communauté : nous sommes cinq garçons différents les uns des autres... tout en nous complétant. Il nous arrive de ne plus besoin de nous concerter pour prendre une décision. "We Are Match made in Heaven", disent les jeunes filles amoureuses : nous aussi, nous sommes faits pour être ensemble.

RIVAGES. Notre album s'appelle Shores car nous cherchions beaucoup de rivages pour y ammarer nos chansons, faire un long voyage.... Nous avons grandi avec des albums qui nous faisaient voyager sur place, comme ceux des Pink Floyd, de Gorillaz, de Grizzly Bear ou d'Aphex Twin. Notre objective : une pop alternative, à la fois électronique et organique. Nous sommes tous perdus dans la mer, nous flottons toujours un peu, même sur terre. Nous cherchons tous un rivage, qui nous donne envie de bouger, de faire quelque chose.

L'ESPOIR. Nous ne sommes pas tous faits pour rentrer dans les cases, et il ne faut pas passer à côté de sa vie.D'après nous, la solitude contrée par le partage, qui rend plus fort : la société nous rend trop individualiste, les autres sont l’ennemi. Quelque part entre mélancolie et espérance, notre musique doit aider les gens à échanger. 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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C Duncan

C Dunca-Philippe-Mazzoni

 

Comment travailler un album seul chez soi ?

Honnêtement, c'était difficile. Je vivais avec deux autres personnes à l'époque et je devais attendre qu'ils partent travailler pour enregistrer. J'utilisais des casques tout en produisant l'album afin d'y travailler jusqu'à tard dans la nuit sans déranger personne...

Pourquoi l'avoir appelé Architect ?

Parce que j'ai enregistré et produit l'album moi-même, que je devais avoir un contrôle total sur la conception de l'album (les couches, les sons, la manière dont le tout s'imbriquait)... Cela fait de moi l'architecte de ce disque, en quelque sorte!

Quelles étaient vos inspirations pour la couverture de l'album, que vous avez peint vous-même ?

Les immeubles de Glasgow. Cette ville a changé avec les siècles mais il y a beaucoup de répétitions dans son architecture. Comme ma musique, mes peintures sont assez complexes... J'ai étudié la musique classique et contemporaine contemporaine à l'université et je mélange cet apprentissage avec mon amour de la musique pop. Tout en conservant la structure de la musique pop, mes chansons sont multi-couches, comme beaucoup de pièces classiques.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Georgia

Georgia-Philippe-Mazzoni

J’ai commencé à faire de la batterie à l’âge de 8 ans, et au collège, j’écrivais des chansons que j’essayais, avec des amis, de performer tant bien que mal. Je devais avoir 14 ans quand j’ai décidé de faire de la musique pour de bon. Mon père m’a acheté un enregistreur. Puis j’ai appris les logiciels sur ordinateur pour me perfectionner en production. Tout s’est fait naturellement. Ce n’était pas un acte de rébellion : mon père était musicien (il s'agit de Neil Barnes, du goupe Leftfield, ndlr), mon foyer baignait dans l’art… Ils m’ont même beaucoup soutenue, même si ma mère était professeur et a priori peu rassurée de me voir prendre une voie moins stable. Mais elle savait que lorsque j’avais enseigné moi-même la batterie aux enfants, je ne tenais pas le rythme ! Je me sens capable de beaucoup de choses mais pas de ça. En tout cas, mes parents aiment l'album, ma mère… mais je ne sais pas si c’est bon signe, en fait...

Pour faire ce premier album, j’ai pris mon temps : trouver le bon ton, le bon manager, gagner de l’argent en jouant pour les autres, faire partie d’un groupe. La conclusion, c’est qu’il fallait que je sois seule, face à mes instruments et à la page blanche, pour créer ma propre musique. Ca n’a pas été facile, de ne pas savoir de regard extérieur, de coach, mais je savais ce que je voulais et seulement moi pouvait l’exprimer de la manière dont je l’imaginais.

Georgia, c’est une lettre de présentation au monde, qui explique qui je suis : une fille made in London, qui aime les good vibrations, l’énergie des alliances de cultures différentes, qui écoute Timbaland comme la new-wave des années 80, qui aime les Monthy Python et qui veut rester indépendante coûte que coûte.

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Rock En Seine 2015

Rencontrés sur l'édition 2015 du festival Rock en Seine, ces artistes-là maîtrisent le rock, la pop ou encore la soul et font beaucoup parler d'eux. On les aime tous beaucoup, donc... affaires à suivre !

 

Rock en Seine 2015-9

 NATHALIE PRASS

 

 

Rock en Seine 2015-6

BALTHAZAR

 

 

Rock en Seine 2015-1 

SON LUX

 

 

Rock en Seine 2015-4

 JACCO GARDNER

 

 

 

Rock en Seine 2015-5

SHAMIR

 

 

 

Rock en Seine 2015-2

INIGO MONTOYA

 

 

 

Rock en Seine 2015-3

CLEA VINCENT

 

 

 

Rock en Seine 2015-8

WE ARE MATCH

 

 

 

Rock en Seine 2015-7

JUAN WAUTERS

 

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Will Butler

Will Butler-Philippe-Mazzoni

 

EN SOLO.

Le travail en collaboration peut être très enrichissant, mais aussi paralysant. Au sein d'Arcade Fire, on peut être plus relax, car on sait que quelqu'un d'autre va forcément venir avec une grande idée musicale. Mais parfois, cette même grande idée peut mourir lorsqu'elle est confrontée aux idées des autres... C'est très gratifiant d'avoir la responsabilité ultime de toute sa musique, et c'est mon cas sur Policy. Nulle part où me cacher ! C'est en partie pourquoi l'album est paru sous mon propre nom et non sous le nom d'Arcade Fire.

POLICY.

Policy rassemble des morceaux relativement simples, rafraîchissants. Et c'est ce que je voulais préserver. Je me suis concentré longuement sur chaque titre en essayant d'exprimer sa profonde personnalité. Après, il a fallu rendre le tout cohérent. Car si les structures sont simples, la complexité et le plaisir proviennent de la manière dont les morceaux jouent les uns contre les autres. Cependant, la simplicité n'est pas forcément plus attirante que la complexité. La transparence n'est pas systématique plus intéressante que la densité. Les poèmes courts ne sont pas toujours plus efficaces que les longues poésies...

À VENIR.

Je me vois aborder l'épique - pas pas dans le champ des émotions qu'il produit, pluôt dans le but de concentrer tout un monde mythologique. Ce que j'aime dans le classique, c'est qu'un compositeur peut aussi briller par les études qu'ils travaille, du Chopin ou du Bach, et qu'elles se révèlent aussi belles et importantes que leur propre création. Cela aussi, c'est un univers à explorer...

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Algiers

Algiers-Philippe-Mazzoni 2

Première rencontre : nous étions dans des groupes différents. Chacun allait voir les concerts des autres en priant qu'un jour nou puissions être réunis au sein d'un seul et même groupe... C'est finalement arrivé. 

Premier coup de foudre musical : Michael Jackson.

Premier disque acheté :  Electric Ladyland de Jimi Hendrix.

Premier concert : Quadiliacha au Wreck Room.

Première chanson écrite : “Blood”, qui nous a prouvé que notre groupe incarnait bel et bien nos luttes et nos engagement artistiques.

Première fois que vous vous êtes sentis musiciens : lorsque nous avons posé nos mains pour la première fois sur nos instruments respectifs.

Premier album d'Algiers : dislocation, aliénation, violence et rédemption.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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Allah Las

Allah Las-Philippe-Mazzoni-1

DU RECUL. Nous avons écrit la plupart des chansons en tournée, chacun a apporté de l’eau au moulin. Nous voulions nous éloigner de la thématique du premier album, qui parlait beaucoup (trop?) d’amour. Worship the Sun prend du recul sur la société et parle moins de nos expériences personnelles. Forcément, la mélancolie se fait sentir puisque nous voyons la réalité telle qu’elle est.

DE L'AMITIÉ. Nous sommes amis depuis si longtemps (parfois depuis l’école l’élémentaire, au plus tard depuis nos 15 ans) que nous sommes devenus comme des frères. Nous avons grandi ensemble. Nos échanges aujourd’hui relèvent presque de l’inconscient et la musique est le meilleur moyen de nous exprimer, d'autant plus que nous écrivons tous dans le groupe. Personne ne se contente de jouer. Chacun doit expérimenter ses possibilités artistiques... Pour cette raison, nous n’avons pas désigné de leader, notre procédé est totalement démocratique.

DE L'AMBITION. Notre désir : écrire plus de chansons, encore et encore, et ne pas connaître les affres de la panne d’inspiration. Nous faire aider par l'image, qui est presque aussi importante que le son. Il faut que nos albums vivent plusieurs vies, et l’identité visuelle et les vidéos clips aident à ce renouvellement.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

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