Calypso Valois

Calypso Valois-Philippe-Mazzoni-1

 

Le principal trait de mon caractère ?
Totalement obsessionnelle.

La qualité que je préfère chez un homme ?
Le courage. 

La qualité que je préfère chez une femme ?
La bienveillance.

Mon principal défaut ?
Paranoïaque. 

Mon occupation préférée ?
La musique.

Mon rêve de bonheur ?
Tout vivre de façon absolue. 

La couleur que je préfère ?
Le noir. 

La fleur que j'aime ?
La fleur de lys. 

L'oiseau que je préfère ?
L'aigle. 

Mes auteurs favoris en prose ?
Barbey d'Aurevilly, Balzac, Stendhal, Maupassant, Hugo, Dumas, Goethe, Boulgakov, Dostoievski, Gogol, Pouchkine, Shakespeare.

Mes poètes préférés ?
Baudelaire, Rimbaud, Verlaine, Racine.

Mes héros/héroïnes favoris dans la fiction ?
Dracula, Julien Sorel, Catwoman.

Mes compositeurs préférés ?
Chopin, Beethoven, Bach, Mozart, Schubert, Ravel, Fauré, Rachmaninov, Prokofiev, Scriabin, Liszt.

Mes peintres favoris ?
Delacroix, Monet, Le Caravage, Van Gogh, Vermeer, Rembrandt, Velasquez, Géricault, Moreau, Courbet, David, Picasso, Klimt, Chassériau, Fragonard.

Ce que je déteste par-dessus tout ?
La manque de passion.

Le don de la nature que je voudrais avoir ?
Pouvoir voler (et très vite).

Les fautes qui m'inspirent le plus d'indulgence ?
Celles commises par amour.

Ma devise?
Toujours grossier, jamais vulgaire.

 

 

 Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace 

Read more: Calypso Valois

Declan McKenna

Declan-McKenna-Philippe-Mazzoni

 

J’ai toujours aimé écrire des chansons dès que j’avais du temps, la musique a toujours été ma respiration. Je suis un grand fan de Ray Davies, de Dylan car il est poète et musicien en même temps. Les meilleures chansons viennent quand on ne s’y attend pas. Je peux aussi passer des heures sur un solo ou une idée de structure… Je suis aussi dingue de Jeff Buckley, qui écrivait des chansons d’amour sublimes, au plus proche de l’émotion : c’est ce que je veux aussi donner.

Côté carrière, le modèle est évidemment David Bowie. Tous ses disques ont des sons différents, il est très chic. Mais je sais aussi que je suis encore très très jeune, et que j'ai encore beaucoup à accomplir. Du bien, j'espère, du mal peut-être, mais du moment où j'avance ma guitare à la main, tout ira bien.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace

Read more: Declan McKenna

Nick Cave and The Bad Seeds

NCAVE a

Le temps de deux soirs au Zénith de Paris, Nick Cave a une fois de plus attesté de ses exceptionnelles capacités de show-man. Cette tournée initée pour présenter sur scène son dernier album en date, Skeleton Tree, est aussi celle qui suit directement le décès brutal d'un de ses jeunes fils. La déchirure est là, palpable. Mais, toujours aussi, un lâcher-prise qui encourage le musicien à se mêler à la foule, à toucher des mains, à proclamer son rock sublime et torturé. Si l'ensemble des Bad Seeds se montre épatant d'efficacité, on est aussi saisi par la présence fraternelle du génial Warren Ellis, qui joue de tout à la perfection, habité et précis à la fois. Les récentes balades vénéneuses de "Jubilee Tree" ou de "Push The Sky Away" (superbe conclusion) autant qu'un classique post punk comme "The Mercy Seat" ont fait du Zénith une salle de recueillement exalté. Chamanique Cave! 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 

Read more: Nick Cave and The Bad Seeds

SPARKS

SparksPhilippe-Mazzoni-1

Si nous étions...

Une couleur ?

Le marron, parce que dans notre album Hippopotamus, un de nos personnages adore cette couleur. Soyons corporate!

Une saison ?

Nous sommes de Los Angeles alors il n’y qu’une seule saison, c’est l’été, toute l’année. 

Une sensation ?

Etre étourdis. Dépassé par nos sentiments, enivrés. 

Une œuvre ?

Une conserve de soupe Campbell d'Andy Warhol.

Un autre groupe ?

The Who peut-être... mais seulement dans les années 60. Ou le groupe de Duke Ellington.

Un film ?

Les Parapluies de Cherbourg. Nous sommes fans de comédies musicales et encore plus de Jacques Demy.

Un livre ?

Les aventures d'Huckleberry Finn. Un monument littéraire mésestimé.

Une plante ?

Un cactus. Nous sommes Californiens...

Une ville ?

Tokyo. Fascinante, folle, furieuse.

Un sport ?

Le basket ball, c’est du hip-hop très sportif.

Un objet ?

Un four à micro-ondes. On deviendrait dingues sans.

Un personnage historique ?

John F. Kennedy. Tellement culte.

Un animal ?

Un hippopotame, bien sûr, du nom de notre novuel album.

Un plat ?

Le couscous aux légumes. Chaleureux et efficace !

Un vêtement ?

Des chaussettes rayées. En option, avec un boxer.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace 

Read more: SPARKS

ROCK EN SEINE 2017

Rock en Seine 2017-Philippe-Mazzoni-6

THE LEMON TWIGS

Nos chouchous. Ceux qui importent la musique sixties, les mélodies épiques et ce que le rock a de plus fun.

  

Rock en Seine 2017-Philippe-Mazzoni-3 

GIRLS IN HAWAII 

Après le deuil et la renaissance, un nouvel accomplissement pour le groupe de rock belge. Aussi bon en live qu'en studio.

 

Rock en Seine 2017-Philippe-Mazzoni-4

LEE FIELDS

De l'âme, de l'âme et encore de l'âme. Le digne héritier de James Brown et Otis Redding réunis.

 

Rock en Seine 2017-Philippe-Mazzoni-5

KING KHAN

Trop de style ne tue pas le rock'n'roll, la preuve en est avec cet énergumène canadien ultra doué.

Rock en Seine 2017-Philippe-Mazzoni-2

BEACH FOSSILS

De Brooklyn à Saint-Cloud, des cordes et des refrains suaves.

Rock en Seine 2017-Philippe-Mazzoni-8

SLOWDIVE

Le shoegaze n'est pas mort, et le gorupe culte anglais l'a prouvé une fois de plus à Rock en Seine.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

 



Albé

Albe-1

 

Je suis tombé amoureux d’une de mes amies. Alors, je lui ai écrit des chansons, je les enregistrais puis les déposais dans sa boîte aux lettres. Ce monologue est ensuite devenu un dialogue musical entre nous, un jeu de séduction… 

L'AVENTURE EN SOLITAIRE

J’ai toujours fait de la musique, toujours composé, mais avec les autres. Après des années dans Sing Tank et de collaborations audiovisuelles ou cinématographiques sans penser forcément au solo, j’ai découvert un nouveau processus d’écriture, très naturel. Ainsi est né Albé. Je ne voulais me donner aucune limite sur ce projet, manier l’anglais comme le français : l’anglais a une immédiateté presque percussive, plus intéressante que le français qui, lui, offre une palette plus large dans l’expression des sentiments. Je souhaitais un son plus organique, plus romantique que Sing Tank, dont le troisième album est en cours. Mes projets se nourrissent les uns les autres.

INFLUENCES

J’aime la pop française tout en allant chercher les musiques d’ailleurs, l’écriture surréaliste et le chant de Frank Black, par exemple. Burt Bacharach, aussi, est important: il est au croisement entre musique de film et personnel, très touché par ses compositions, qui peut rassembler, l’élégance dans une musique très populaire. Je lis beaucoup de poésie moderne. J’admire Ferdinand Pessoa, qui s’est inventé un autre personnage grâce auquel il a pu s’exprimer pleinement. Changer de nom, c’est faire table rase. Se donner une liberté pour être soi-même.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace 

Read more: Albé

Baio

Baio-Philippe-Mazzoni

Quelle est l’histoire de votre second album Man of The World? 

L’histoire de Man of the World a commencé l’année dernière, le 24 juin. Je voyageais de Londres, où je vis depuis quatre ans, à Berlin, pour voir des amis. Ce matin-là, il devint officiel que l’Angleterre quittait l’Union Européenne. En atterrissant à Berlin, j’ai appris que le Premier Ministre démissionnait. Les passagers étaient très agités. Alors que je passais la douane, en montrant mon passeport, j’ai eu l’impression de vivre un véritable moment historique. Mais surtout, je me sentais très angoissé par ce que semblait devenir ce monde. Cette angoisse ne m’a pas quitté depuis… C’était aussi l’époque des élections présidentielles américaines. Et pour la première fois, mes amis et mois avons réalisé que Trump pouvait gagner.

Je suis ensuite devenu obsédé par les news. J’ai arrêté de lire, d’écouter de la musique, je ne faisais qu’une chose : rafraichir mon fil Twitter pour savoir ce qui se passait à la minute près aux Etats-Unis. Finalement, en septembre, afin de préserver ma santé mentale, j’ai commencé à travailler sur mon nouvel album. C’était la seule manière d âme changer les idées.

Juste avant l’annonce des résultats, je terminus ma tournée américaine pour mon premier album, The Names. J’ai conduit de la Californie à New York puis jusqu’au Texas. Je ne pouvais toujours pas envisager que des gens puissent voter pour un fou furieux. Je suis rentré à Londres, et, devant les résultats, j’ai commencé à perdre la tête. Ce qui a donné les deux morceaux les plus sombres de l’album : « I’m Not Curious » et « Shame in My Name »

Qu’est-ce que ça fait, d’être un Américain en Angleterre?

En un seul mot, j'en suis honteux. A l’étranger, je me sens très Américain… Où que je me trouve, je représente mon pays et ce n'est pas toujours facile mais je suis aussi très fier de la résistance qui s’est construite chez les Américains, et j’espère que ce point d’orgue dramatique est aussi le début d’une nouvelle vision du monde. D'une autre ère, plus sereine et constructive.

Pourquoi la musique peut-elle changer le monde?

D’après moi, la musique tient un très grand rôle aujourd’hui. Le fait de sortir et de s’amuser est quelque chose de très politique dans les temps agités que nous traversons. Et la musique sert précisément à deux choses. D'abord, elle offre un moyen d’échapper à la cruauté et la violence de ce monde. Ensuite, seule la musique peut vous faire sentir moins seul. Man of the World est né d’un sentiment de peur irrépressible, et le fait de pouvoir les partager me fait sentir moins isolé. J’espère que ceux qui l’écouteront ressentiront la même chose.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace 

Read more: Baio

Aliocha

ALIOCHA-Philippe-Mazzoni

Premier coup de foudre musical :

Quand j'avais 9 ans, mon grand frère m'a offert un album de Shania Twain. J'ai arrêté de l'écouter après que mes amis se soient foutu de ma gueule en m'entendant chanter "Man ! I feel like a  woman !" dans la cour d'école. 

Premier album acheté :

In Between Dreams de Jack Johnson. Plus tard, en commençant à jouer de la guitare j'ai acheté le bouquin de partitions et ça a été mes tous premiers covers.

Premier concert :

Bob Dylan à Londres avec mon oncle! Je peux pas dire que cela ait été une révélation, j'étais tout petit. Mais plus tard Dylan a été une influence incroyable pour moi. Je l'ai revu ensuite à Montréal.

Première chanson écrite : 

J'étais moniteur dans un camp de vacances et je jouais des chansons aux gamins le soir. J'ai fini par arriver au bout de mon répertoire de covers et pour m'amuser j'ai improvisé des accords et une mélodie sans le dire aux gamins (qui n'étaient pas de fins mélomanes). Le lendemain j'ai entendu un campeur fredonner l'air que j'avais composé la veille, ça m'a fait un effet fou. J'ai ensuite fini de composer la chanson pour l'ajouter à mon répertoire. C'était pas terrible..

Premier concert donné : 

C'était avec mon professeur de chant. J'avais 10 ans. J'ai chanté "Your Song" d'Elton John. Je ne me rappelle pas avoir eu le trac, par contre j'ai vomi avant tous mes premiers concerts avec le projet Aliocha. 

Premier album, Eleven Songs

J'ai composé l'album entre 17 et 21 ans alors on peut le voir comme un "coming of age album". Ce sont presque toutes des chansons dans lesquelles je m'adresse à quelqu'un, que ce soit un frère, une femme, un ami. Ça a été un long processus d'exploration pour finalement arriver à quelque chose de roots et sincère.

Premier métier envisagé :

Astronaute. Footballeur. J'aurais pu partager mon temps entre les deux. 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace 

Read more: Aliocha

Jacques Duvall

Jacques Duvall-Marie France-Philippe-Mazzoni 2

LA POP

Je préfère le terme "variétés", dont je revendique fièrement le sens péjoratif.

LA PEUR

La peur est la meilleure amie de l'homme, disait John Cale. 

Et si un ami c'est quelqu'un qui n'hésite pas à vous appeler à quatre heures du matin, elle est assez pote avec moi, c'est certain.

LE PASSÉ

Où est-il passé, celui-là?

Bah, bon débarras après tout.

LES YÉ-YÉ

Du rock'n'roll de seconde main. Mais le rock'n'roll n'est-il pas du blues de seconde main?

L'ÉCRITURE

Dans mon cas c'est un besoin naturel. Du coup mon ambition de ne pas faire de la merde peut sembler paradoxale, je vous l'accorde.

DIEU

Encore lui?

Je croyais qu'il était mort.

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace 

Read more: Jacques Duvall

H-Burns

H Burns-Philippe-Mazzoni

Kid We Own The Summer commenté par H-Burns

We Could Be Strangers

La naïveté à l’état pur, une chanson de l'après rupture.

I Wasn’t Trying To Be Your Man

On parle ici des faux semblant. C'est un témoignage de cet adage "suis moi je te fuis, fuis-moi je te suis"…

This Kind of Fire

Partir à la recherche du frisson.

Kid We Own The Summer

L’été déclinant, la jeunesse éternelle, l’avancée vers l’inconnu. J’essaye toujours de garder quelque chose de lumineux malgré une douce mélancolie que je ne souhaite cependant pas cultiver.

Naked

Suis-je encore capable de revivre ma jeunesse, même après la désillusion et les déceptions ?

White Tornado

Les réminiscences de l’album précédent, sur la métaphore des catastrophes naturelles. Ici, il s'agit de la tornade de la désillusion.

Minor Days

Los Angeles la nuit et ces jours sans grande importance, ce genre de période que l’on oubliera plus tard.

I Sail In Troubled Waters

La recherche d’une faille dans laquelle s’engouffrer.

Turn On The Party Lights

De l’ironie, de la tristesse, et l’idée de s’inscrire pour longtemps dans la mémoire de l’Autre.

Linger On
Un jeu de séduction, qui n’est qu’un jeu, mais que l’on accepte. Le dernier mot du clavier.

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace 

Read more: H-Burns

Alister

Alister-Philippe-Mazzoni

Si j'étais...

Une ville ?

Cabourg. Le calme.

Une fleur ?

La rose noire. Elégante.

Une émotion ?

Le rire. Parce que c’est tout.

Un instrument ?

Le piano. Fait le ménage.

Un objet ?

Chausse-pieds. Chiant mais indispensable.

Une chanson de ton dernier album ?

"Cathédrale". La religion errante.

Une boisson ?

Le Fanta Orange. Joie permanente.

Un personnage historique ?

Socrate. Le tenancier.

Un autre chanteur ?

Aznavour. Impeccable branleur.

Un film ?

Un singe en hiver. Le Coran.

  

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace 

Merci à l'hôtel Le Pigalle, à Paris.

Read more: Alister

Mathieu Boogaerts

Mathieu Boogaerts 3-1

 

La Java, c'est du baume au coeur.

J’avais dit oui à l’époque d’I Love You, entre deux dates, sans réfléchir. On ne pouvait être que deux sur scène, sans lumière, aucune scénographie particulière... et le concert était hyper sensuel. Aussi parce qu'il n'y avait pas de batterie, donc beaucoup d’air, beaucoup d’espace. Le lendemain, sous le charme, j’ai demandé à faire d'autres dates. En tout, j’en ai fait 74. 

Les spectacles de la chanson, c’est une économie très fragile, parfois peu gratifiante. Mais avec la Java, cela fonctionnait. Tout le monde y gagnait: le public car la place étaitpeu chère, moi car je dormais chez moi, sans frais à débourser, et la salle en misant sur le mercredi... Chacun s’y retrouvait sans subventions.

Dès le mois de février 2017, chaque premier mercredi par mois me verra jouer à la Java... jusqu’à ce que mort s’ensuive !

 

 

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace

Read more: Mathieu Boogaerts

Trentemoller

Trentemoller-Philippe-Mazzoni

Je ne définis jamais un album avant qu’il ne soit terminé. J’écris et j’enregistre en même temps. Je fais tout dans un grand bordel, avec peut être quelques éléments au piano mais, très vite, je vais en studio pour les rythmes et la recherche sonore. Tout s’enchaine de chanson en chanson. Si je panique, je ne force rien, je rentre me coucher. Faire un album doit être un processus ouvert.

J’ai débuté dans les années 1990. Et c’est toujours aussi bien ! J’aime jouer, être en tournée, commencer à écrire une nouvelle chanson. Ce qui reste difficile, c’est de penser à la pression des gens : vont-ils aimer ou pas ? 

Pour moi, la musique est avant tout fictionnelle. C’est une autre histoire, même si on s’inspire de notre vécu. On s’imagine d’autres choses que nos propres vies. La musique te permet de créer ton propre film intérieur.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace 

Read more: Trentemoller

Barbagallo

Barbagallo-Philippe-Mazzoni 4

 

PREMIER INSTRUMENT

Je pense que c’était une batterie que je m’étais fabriqué à base de boites en ferraille des biscuits LU, des petits beurres… J’avais 5 ou 6 ans. Puis j’ai continué comme ça sur divers récipients. Alors mes parents m’ont inscrit dans un école de musique, à Albi, et j’ai commencé à étudier la batterie. C’était mon instrument principal jusqu’à mes 15 ans. Après, j’ai appris en autodidacte d’autres trucs…

MES INSPIRATIONS 

Entre mes 17 et 25 ans, j’écoutais beaucoup de musique britannique, Teenage Fanclub, Super Furry Animals, Oasis, et du côté américain c’était Weezer, les Flaming Lips. En murissant, je me suis beaucoup intéressé au folk, notamment à Neil Young. Et puis il y a eu Matthieu Boogaerts, dont je suis le plus grand fan. Et je ne serais pas honnête si je ne citais pas Genesis, qui passait beaucoup à la radio lorsque j’étais enfant. Le tout a nourri nourri mon imaginaire de musicien.

ECRIRE 

Je m’étais donné quelques mots clefs pour mes chansons, que je relisais de tant en temps pour me( re)mettre dans le bain. Je m’étais imposé de ne pas utiliser de métaphores… Je pensais beaucoup au côté prophétique des  phrases. Et je gardais un cahier des charges où se côtoyaient Eugène Guillevic, dont j’ai repris un poème sur l’album avec la chanson « Oubliez-moi », ou des auteurs comme Jean Echenoz. Ils ont des manières d’écrire très simples, qui regorgent d’informations sans en donner. J'ai voulu tendre vers cela, quelque chose d’assez dépouillé pour que les auditeurs puissent s’approprier les chansons le plus facilement possible.Tout en jonglant avec les mots.

... EN FRANÇAIS

Jusqu’à il y a trois ou quatre ans, j’utilisais l’anglais pour mes projets solos. Mais la pensée et la langue étaient très éloignés, et j’ai réalisé qu’il était temps de passer au français, d’aller au plus près de ce que j’ai envie de dire. Il y a aussi le fait que je sois parti vivre à l’étranger… cela m’a beaucoup décomplexé. Tout d’un coup, une forme de pression disparait, tu te sens plus libre dans tes propos, dans ton exploration de la langue.

GRAND CHIEN

C’est la traduction littérale de l'expression anglaise « big dog », qui est un peu moqueuse. C’est comme ça que tu surnommes quelqu'un qui va frimer en soirée, payer sa bouteille de champagne… C’était suffisamment étrange pour servir d’accroche.

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace

Read more: Barbagallo

La Femme

La Femme-Philippe-Mazzoni

Sortir dans des fêtes, être triste et être heureux. Vivre, ça t’alimente.

Une bonne engueulade peut adoucir l’atmosphère pendant quelque temps. Même si on des remords, comme on le dit dans Mystère : « même si tu es triste continue ta route, il y a quand même de l’espoir ». Et toujours des solutions.

Nos paroles, on les veut simples. Il faut savoir parler directement à quelqu’un. On est des porte-paroles malgré nous... Mais si on peut dire des choses qui aident les autres, tant mieux. On a une voix qui porte, alors autant véhiculer des messages.

Faire attention à la routine, au-delà de notre vécu sentimental. On fait des trucs fous, comme prendre l’avion plutôt que le bus. On squatte chez les gens, on va dans des pays différents. Ce qui est triste, c’est de savoir où on sera dans six mois ou un an.

On aime le son des années 60, mais on va de l’avant. On a tous produit tout seuls, de A à Z, avec la technique d'aujourd'hui. On veut avoir le contrôle. Ce groupe a été créé dans le but que ça marche et de faire des tournées dans le monde. Tiens, pourquoi pas faire comme Led Zeppelin et avoir un jet La Femme ?

 

Texte: Sophie Rosemont Photo: Philippe Mazzoni

Retrouvez l'artiste sur son espace

Read more: La Femme

Page 1 of 29